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 Histoire des Serbes depuis 50 après JC à nos jours.

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MS
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MessageSujet: Histoire des Serbes depuis 50 après JC à nos jours.   Ven 20 Aoû - 14:09

Bonjour à tous,

L'Histoire des peuples est une suite de migrations.
Je constate malheureusement lors d'échanges sur "les Balkans" en général, que bien souvent certaines convictions très sincèrement encrées se fondent sur des croyances plutôt que des faits historiques avérés... et le pathos fini par l'emporter sur la raison.

Voici quelques liens très instructifs sur les origines des Serbes et leur Histoire depuis les origines protohistoriques, l'Antiquité à nos jours.
Les Sources et extraits limités proviennent du site Wikipedia (la bibliographie est sérieuse et les sources citées) et d'autres.

Depuis l'Antiquité jusqu'au VIIème siècle le peuple Serbe connait de grandes migrations importantes à travers l'Europe depuis le Caucase. Il se stabilise dans les Balkans depuis le VIIème siècle. Cette stabilisation se fait par des mouvements migratoires locaux et limités à la région des Balkans. Tout comme pour les autres peuples de cette zone géographique.

Ce n'est que depuis la chute de l'empire Ottoman que les frontières actuelles se précisent, et se confirment à la proclamation de l'indépendance de la Serbie en 1878, à laquelle seront intégré le Kosovo et la Macédoine à l'issue de la 2ème guerre des Balkans de 1913. Après la seconde Guerre Mondiale, sous Tito la création de la "Région Autonome du Kosovo" avec les frontières administratives qui reprennent celles attribuées à l'issue de la 2ème guerre des Balkans de 1913, en deviendront le prétexte à des frontières "d'État" indépendant d'aujourd'hui.

Voici quelques éléments historiques avec sources bibliographique et cartes à l'appui qui permettront à chacun de tirer ses propres conclusions sur cette idée de "berceau des Serbes".

En espérant que ce long poste pédagogique, ne soit pas coupé à cause de sa longueur... L'Histoire est si passionnante!
Ce savoir nous élève au dessus des réactions nationalistes de tous bords vers la compréhension des positions actuelles de chacun.

Préambule :
Les différents documents, selon leur provenance linguistique, mentionnent pour désigner le peuple "Serbe": "Sorbes", "Sorabe", "Serbi", et "Siraces" pour les plus anciens issues de l'Antiquité.
En langue Serbe, "Serbe" s'écrit "Srb", pluriel "Srbi", et se prononce comme cela se lit...
Ce qui est malaisé dans certaine langue où au phonème "Srb" et "Srbi" on a rajouté une ou des voyelles à la suite de consonne pour rendre la prononciation plus approprié dans les usages linguistique originaire du document.

ZZ/ Aux Origines Indo-Européennes :
http://i34.servimg.com/u/f34/15/54/73/38/seobes11.jpg
http://i34.servimg.com/u/f34/15/54/73/38/juznys10.jpg
http://fr.wikipedia.org/wiki/Protohistoire

A/Antiquité
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zorsines

Zorsine ou Zorsin est le nom du chef de la tribu des « Serbi » ou « Siraces » en 50 après J.-C. selon Tacite, qui parle de cette tribu dans les Annales Impériales de Rome. Selon certain historiens, les Serbi ou Siraces seraient les ancêtres des Serbes modernes.
Zorsines a combattu dans le Bosphore contre les Dandaridae sous Mithridate d'Arménie, le roi de l'Arménie avec la protection de l'Empire romain. Plus tard, il quitte l'armée de Mithridate d'Arménie pour gouverner quelques tribus serbes.

Cartes : http://i34.servimg.com/u/f34/15/54/73/38/mapofc11.jpg
http://www.euratlas.net/history/europe/100/fr_entity_15247.html

Cartes Empire Romain - an I - Présence des "Siraces" dans le Caucase sur les bords de la mer Noire :
http://www.euratlas.net/history/europe/1/fr_index.html

B/Migration des Serbes entre 50 après JC et l'an 1000:
Des bords de la mer Caspienne à la Serbie Blanche, puis aux Balkans.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Drvan

Carte : http://i34.servimg.com/u/f34/15/54/73/38/migrat11.png

Carte Europe de 100 à 600 après J.C. :
Notez la présence des "Siraces" dans le Caucase en 100, et la localisation des Sorabes (Sorbes) vers 600.
http://www.euratlas.net/history/europe/100/fr_index.html
http://www.euratlas.net/history/europe/200/fr_index.html
http://www.euratlas.net/history/europe/300/fr_index.html
http://www.euratlas.net/history/europe/400/fr_index.html
http://www.euratlas.net/history/europe/500/fr_index.html
http://www.euratlas.net/history/europe/600/fr_index.html

Dervan ou Drvan fondateur de la dynastie Drvenarovic avec son père Zvonemir en serbe cyrillique дрван, était le prince des Serbes de Lusace ou Serbes blancs, Wendes en germanique ; c'est son fils qui guidera une partie du peuple serbe vers les Balkans, à la demande de l'empereur Héraclius pour qu'il l'aide dans sa lutte contre les Avars. Dervar a formé une alliance en 631/632 avec le roi Samo en lutte contre les Avars et les Francs.

C/ De la Serbie Blanche aux territoires libérés par les Serbes dans les Balkans
http://fr.wikipedia.org/wiki/Serbie_blanche

Le Prince de Serbie blanche, Prince sans nom (serbe latin : knez Nepoznati) ou encore l'archonte serbe est le nom donné par défaut (son vrai nom a été oublié) au chef serbe qui a mené une partie du peuple serbe — l'autre moitié étant restée en Allemagne actuelle — pendant son établissement dans l'Empire byzantin.

La moitié du peuple serbe a quitté l'Europe centrale (Serbie blanche) aujourd'hui en Allemagne dans la région de Sorabie ou Lusace, où ils avaient vécu plus ou moins trois cents ans.

On parle surtout du Prince dans De Administrando Imperio, un livre écrit en 950 par Constantin VII Porphyrogénète. Il raconte l'histoire du peuple des Serbes, leur voyage de la « Serbie blanche » à la Thessalie pendant le règne de l'empereur byzantin Héraclius, quelque part entre 610 et 641. Cette terre avait été donnée par Héraclius aux Serbes en récompense de leur victoire sur les Avars. L'Empereur avait demandé l'aide des Serbes Sorabe via le père du prince, le seigneur Drvan.

Les Serbes ont par la suite été installés dans les régions qu'ils avaient libérées de l'occupation avare de :

Rascie, (Raska)
Bosnie,
Zachlumie,
Travonie,
Paganie,
Neretva,
Dioclée.
Toutes ces régions de l'empire byzantin avaient été libérées par les armées du Prince.

Carte : Les territoires Serbes des Balkans vers 680.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Territoires_serbes_IXe.jpg

Le Prince est mort au cours d'une bataille contre un chef rebelle serbe en 680.

La première dynastie serbe, la dynastie des Vlastimirović, a été baptisée du nom du Prince Vlastimir qui était l'arrière-arrière-petit-fils du Prince de Serbie Blanche.

Note au lecteur : La Serbie Blanche existe toujours à cheval entre l'Allemagne et la Pologne. La langue parlée est le Sorabe.
LE nom de cette région est Lusace.
Pour plus d'infos :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sorabe
&
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lusace

D/ La Rascie (Raska ou Sandjak) du VIIème siècle à 1185:
La Rascie est le nom médiéval d'un des États médiévaux serbes après l'arrivée au pouvoir des Nemanjic, c'est autour de cet État que s'organisera le royaume de Serbie, puis son empire (du 7ème au 14ème siècle).

La Rascie, en alphabet serbe cyrillique Рашка ou en serbe latin Raška, est au Moyen Âge le centre de la Serbie médiévale. Il est nommé ainsi d'après un cours d'eau qui le traverse, la Raška.
On constate que les contours frontaliers de l'actuel Kosovo, sont contenus en partie dans l'emprise de la Rascie Médiévale. On constate sur la carte 2 ci-après que l'implantation de la Rascie sur le territoire correspond avec l'implantation des populations actuelles au Kosovo, Serbes au Nord et Albanais au Sud.
Voir Carte : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Serbie_de_Nemanja.svg
&
Carte 2: http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Migration_of_Serbs.png

La Rascie a comme capitale la ville de Ras, située près de l'actuelle cité de Novi Pazar, elle englobait à sa création la totalité du Monténégro actuelle ainsi que l'Herzegovine, toute la côte croate jusqu'à Solin (Croatie), mais sans la ville de Raguse (Aujourd'hui Dubrovnik) qui était une ville libre qui payait tribut aux souverains serbes, pour garder son autonomie politique.

Coordonnées Google Earth : 43° 7'44.72"N 20°25'0.51"E

Aujourd'hui, en Serbie, on désigne par Rascie le district de Raška, qui ne correspond qu'à une petite partie de la Rascie médiévale. Les Musulmans du sud-ouest de la Serbie nomment Sandžak la région où ils sont légèrement majoritaires, du nom d'une division administrative de l'Empire ottoman.

Histoire
Invités par l'empereur byzantin Héraclius, les Serbes peuplent plusieurs territoires balkaniques dès le VIIe siècle, dont la Rascie. Celle-ci, organisée en État autonome sous souveraineté byzantine, est dirigée au départ par l'archonte inconnu qui a mené les tribus serbes dans les Balkans, puis, bien que l'on n'ait pas de renseignements à ce sujet, probablement par ses descendants. Le premier dirigeant serbe dont on connaît le nom est Višeslav (sans doute descendant de l'archonte inconnu), contemporain de Charlemagne, qui règne en Rascie à la fin du VIIIe siècle. Ses descendants ont des difficultés à préserver l'autonomie de la Rascie, du fait des guerres entre Byzance et les Bulgares. Au IXe siècle, l'arrière-petit-fils de Višeslav, Vlastimir, fonde la dynastie des Vlastimirović, qui règne jusqu'en 950. Sous le règne de Mutimir, fils de Vlastimir, les Serbes de Rascie sont christianisés par des émissaires byzantins, bien que le paganisme perdure encore longtemps, jusqu'à l'avènement de Saint Sava. En 924, l'empereur bulgare Siméon annexe temporairement la Rascie, mais à sa mort en 927, un descendant de Vlastimir, Časlav Klonimirović, s'échappe des prisons bulgares, et restaure l'État de Rascie. Soutenu par Byzance et l'empereur Constantin VII Porphyrogénète, il en profite pour conquérir les territoires serbes voisins de Bosnie, Travounie et Paganie. Il repousse plusieurs fois les Hongrois, mais après sa mort au cours d'une bataille en 950, la Serbie est divisée par Byzance, et la Rascie incorporée dans le thème de Serbie (thema servia).

Pendant plus d'un siècle, la Rascie occupe une importance secondaire parmi les États serbes. Dirigée par un stratège byzantin, elle retrouve son éclat seulement à la fin du XIe siècle. Entre temps, elle est libérée dans la première moitié du XIe siècle par Stefan Vojislav, prince de Dioclée, qui chasse le dernier stratège byzantin, Theophilos Erotikos. Suite au déclin de la Dioclée, la Rascie redevient l'État serbe prééminent à la fin du XIe siècle, sous le règne du joupan Vukan, ancien courtisan et allié du roi Bodin de Dioclée. Après plusieurs victoires sur Byzance, Vukan parvient à agrandir la Rascie vers le sud, englobant une partie de l'actuelle province du Kosovo. La Rascie s'étend alors, au sud-est, jusqu'à la ligne Ras-Zvečan-Peć. Vukan ne réussit cependant pas à aller au delà de la vielle ville impériale de Lipljan, abandonnée aussitôt conquise, à cause de la présence d'un fort contingent byzantin.

Après la mort de Vukan, la Rascie, prise par l'empereur byzantin Jean II Comnène, au début de son règne, est contrainte de reconnaître l'autorité de ce dernier, malgré une courte libération de la ville de Ras de 1127 à 1129. Au cours des conflits entre Byzance et la Hongrie, les joupans de Rascie prennent parti pour cette dernière, et la Rascie est maintes fois la proie de destructions et de pillages. Dans leurs efforts pour se libérer de la suzeraineté byzantine, les grands joupans de Rascie parviennent toutefois à agrandir les frontières de leur territoire. La Rascie s'étend alors à l'est du mont Kopaonik, recouvrant la vallée de la Toplica et s'étendant jusqu'à la rive gauche de la Morava occidentale, au sud jusqu'à la ligne Zvečan-Peć et au nord jusqu'au mont Jastrebac. Mais suite à la victoire de l'empereur Manuel Ier Comnène sur les Hongrois, elle se retrouve complètement soumise, et l'empereur nomme les grands joupans à son gré, de 1155 à 1163.

La Rascie au temps de Stefan Nemanja et de Stefan Ier Nemanjić, vers 1150-1220En 1163, l'empereur confie le fief de Dubočica à Stefan Nemanja, seigneur d'un domaine princier de Rascie orientale, des environs de la vallée de la Toplica. Il lui octroie par la même occasion le droit de régner comme joupan. Cela lui confère un avantage certain par rapport à ses trois frères, tous seigneurs d'autres domaines des territoires serbes. Après des bouleversements politiques, le grand joupan de Rascie, Desa, est chassé en 1165. Tihomir, frère de Nemanja, lui succède. Cependant, l'autonomie des territoires de Nemanja lui vaut l'opposition de ses frères, qui le capturent. Ayant réussi à s'enfuir, Nemanja rassemble ses partisans, chasse ses frères en 1166, se proclame grand joupan de Rascie. Aidé par Byzance, Tihomir tente de reconquérir la Rascie, échoue, et périt en 1168 au combat. Nemanja essaie alors de s'affranchir de la domination byzantine, mais privé de l'aide de la Hongrie, il doit attendre la mort de Manuel Ier, en 1180, pour progressivement libérer la Rascie, et rassembler les autres territoires serbes, en particulier la Dalmatie et la Dioclée. À la fin du XIIe siècle, Byzance est obligée de reconnaître l'indépendance de la Serbie en 1185.

À partir de cette période, l'histoire de la Rascie se confond avec celle de la Serbie médiévale. Stefan Nemanja est le premier de la dynastie des Nemanjić, qui dirige la Serbie pendant plus d'un siècle et demi. La désignation de Rascie n'est dès lors guère plus utilisée que pour désigner la région de Serbie qui lui correspond. Cependant, on peut noter que plus tard, au XIVe siècle, le Royaume du prince serbe Lazar Hrebeljanović, connu sous le nom de pays de Lazar (Lazareva zemlja), est encore désigné par les Hongrois comme Royaume de Rascie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rascie

Stefan Nemanja :
Stefan Nemanja ou en français Étienne Némania, en serbe cyrillique Стефан Немања (né en 1117 - mort le 13 février 1199), était un souverain de la principauté médiévale serbe de Rascie à partir de 1166, fondateur de la dynastie des Nemanjić. Durant son règne, il unifia les principales principautés serbes et acquit une large autonomie.

Il se retira dans un monastère en 1196 sous le nom de Syméon, puis fonda avec son fils Saint Sava le monastère de Hilandar sur la Sainte Montagne (Grèce). L'Église orthodoxe l'a canonisé sous le nom de saint Syméon le Myroblite.

Il est le fondateur de la dynastie des Nemanjić. Il laissa cinq enfants dont trois fils qu'il eut avec sa femme Ana :

Stefan Ier Nemanjić et Stefan Vukan qui régnèrent sur la Serbie ;
Saint Sava, le saint patron fondateur de l'Église orthodoxe serbe.
et deux filles :

Efimija Nemanjić, se marie à Thessalonique avec le despote d'Épire,
une dernière fille dont le nom a été oublié, épouse d'un bojar de Skoplje.
Nemanja est né à Ribnica, aujourd'hui Podgorica. Il fut d'abord baptisé selon le rite catholique, puis il fut baptisé dans le respect du rite orthodoxe à Ras dans l'église Saint-Pierre. Il est le fils de Zavida.
(...)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stefan_Nemanja

Carte :
La Rascie au temps de Stefan Nemanja et de Stefan Ier Nemanjić, vers 1150-1220.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Nemanja_StefanP_Sebia200.jpg

Carte :
La Serbie de Nemanja (1117 - 1199) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Serbie_de_Nemanja.svg

Carte de l'Europe de 700 à 1200 :

Notez la présences des Sorabes (Sorbes) au Nord et l'installation des Serbes au Sud dans les Balkans, http://www.euratlas.net/history/europe/700/fr_index.html
http://www.euratlas.net/history/europe/800/fr_index.html

http://www.euratlas.net/history/europe/900/fr_index.html
Notez la création de la Rascie en 900 et sa position géographique. De même l'invasion Viking de la tribu des ‘Rus’ qui s'installe depuis l'actuelle Estonie jusqu'en Ukraine. Également la présence des "Sarkoïs", descendants des "Siraces", qui peuplent la région de Moscou.

http://www.euratlas.net/history/europe/1000/fr_index.html
La Rascie Serbe est sous domination Bulgare. La Croatie occupe l'Istrie, les Sorabes du Nord sont intégrés au saint Empire Romain Germanique. http://www.euratlas.net/history/europe/1000/fr_entity_1663.html

http://www.euratlas.net/history/europe/1100/fr_index.html
Les États Serbes sont regroupés sous l'État de Dioclée. La Hongrie s'étant à l'Adriatique et englobe la Croatie.
La Rascie y est intégrée : http://www.euratlas.net/history/europe/1100/fr_entity_1663.html

http://www.euratlas.net/history/europe/1200/fr_index.html
La Rascie est reconnue, la Dioclée disparait.

E/ Fondement de l'Eglise Orthodoxe Serbe :

1219 Fondation de l'Église Orthodoxe Serbe par St Sava ((v. 1175 - v. 1235), fils d'Étienne Nemanja, duc de Serbie).

Puis développement exponentiel et affirmé de l'orthodoxie Serbe de 1219 à 1389 (date de Kosovo Polje) précisément sur ce territoire de Kosovo, où en l'espace de 170ans les Serbes ont construit près de 1300 monastères, églises, et châteaux sur une surface égale à 2 départements Français.

Schisme de 1054 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Schisme_de_1054
Sveti Sava : http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Sava

E/ Le Royaume des Serbes en 1265 sous Stefan Uroš Ier :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stefan_IV_Uroš_Ier

Carte :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:ByzantineEmpire1265.svg

F/ Le Royaume des Serbes entre de 1331 à 1346, puis l'empire des Serbes et des Grecs de 1346 à 1355 sous Stefan Uroš IV Dušan Nemanjić. / Ou : Le mythe fondateur de "la Grande Serbie", référent et base de l'argumentaire nationaliste Serbe.

source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stefan_Uroš_IV_Dušan

Stefan Uroš IV Dušan Nemanjić (serbe cyrillique : Стефан Урош IV Душан, en grec : Στέφανος Ντουσάν, on trouve aussi en français Étienne Douchan, v. 1308 – 20 décembre 1355), est le roi de Serbie de 1331 à 1346 et empereur des Serbes et des Grecs de 1346 à 1355. Issu de la dynastie des Nemanjić, il est le fils du roi Stefan Uroš III Dečanski.
Sous son règne, la Serbie atteint son apogée territoriale ; l'Empire serbe est alors l'un des plus grands États de l'Europe. En dehors des conquêtes, il fait appliquer le code de Dušan, un système universel de lois. Il est aussi le seul régent de la dynastie des Nemanjić à ne pas avoir été canonisé comme saint après sa mort.
(...) Lire la suite absolument pour comprendre le contexte... http://fr.wikipedia.org/wiki/Stefan_Uroš_IV_Dušan

Cartes :

Au début du règne : Le Royaume des Serbes - 1331 - 1346
http://www.euratlas.net/history/europe/1300/fr_index.html

A la fin du règne : L'Empire des Serbes et des Grecs - 1346 - 1355
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Empire_de_Dušan.svg

G/ La Serbie sous le règne de Le Prince Lazar Hrebeljanović (en serbe cyrillique : Лазар Хребељановић) ou Lazare de Serbie (°1329 - †15 juin 1389 à Kosovo Polje) - Ou : Le mythe fondateur des "Serbes comme dernier rempart de la chrétienté en Europe contre l'invasion de l'Islam", référent et base de l'argumentaire nationaliste Serbe.

Il est mort en juin 1389 pendant la Bataille de Kosovo Polje, souverain serbe de la dynastie des Lazarević. Il est vénéré comme un saint martyr par l'Église orthodoxe et fêté le 15 juin.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lazar_Hrebeljanović
Coordonnées Google Earth : 42°37'47.13"N 21° 6'3.87"E

Dès le milieu du XIVe siècle, les Ottomans obtiennent des Byzantins une tête de pont en Europe (péninsule de Gallipoli), puis se frayent en quelques décennies un chemin jusqu'au cœur des Balkans. Le sultan Mourad, fort de ses nombreuses conquêtes sur les anciens domaines byzantins, décide de lancer une offensive contre les pays balkaniques au printemps 1389, accompagné de ses fils Jakub et Bayezid.

De l’autre côté, le prince Lazar Hrebeljanović parvient à réunir une puissante armée en ralliant ses alliés Vuk Branković, le prince albanais Gjergj Balsha II, Stefan Musić, les troupes du voïvode Vlatko Vuković de Hum et des troupes bosniaques dépêchées par le roi de Bosnie Tvrtko Ier comprenant divers nobles éminents de son royaume.

Tous sont chrétiens, orthodoxe ou catholique notamment les Albanais, ils se battent pour stopper l'avancée de l'Empire ottoman et avec lui celle de l'Islam.

La bataille de Kosovo Polje ou « Bataille du champ des merles » (selon son expression traduite en français, mieux connue), marque un grand tournant dans l’histoire du Kosovo et de la Serbie. C’est en effet son issue favorable aux ottomans qui leur ouvre la porte des Balkans et la Serbie.

N’étant plus en mesure de se défendre après cette bataille, est menacée par les Turcs et les Hongrois. Progressivement, les princes serbes acceptent un à un de devenir vassaux du nouveau sultan Bayezid Ier. (...)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kosovo#Antiquit.C3.A9

Cette défaite est commémorée depuis le premier jour, à aujourd'hui. Des chants et poèmes ont été écrits à travers les âges louant l'héroïsme des chevaliers Serbes (Milos Obilic...) et avec eux leur "sacrifice ultime" érigé en caractéristique et vertu identitaire.

Cartes :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:La_serbie_du_debut_du_regne_de_Lazar.svg
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:La_Serbie_en_fin_de_regne_de_Lazar.jpg

H/ La Serbie après la Bataille de Kosovo Polje sous le règne de Stefan Lazarević:

Carte :
http://www.euratlas.net/history/europe/1400/fr_index.html
La Bosnie en tant qu'entité territoriale apparait.
http://www.euratlas.net/history/europe/1400/fr_entity_9709.html
La Rascie est englobée dans l'Empire Ottoman.

Stefan Lazarević, en serbe cyrillique Стефан Лазаревић, est né à Kruševac en 1374, il est mort à Crkvine près de Mladenovac en 1427. Il est le fils du prince Lazar (en serbe, Lazarević signifie « fils de Lazar ») et de la princesse Milica. Il a un frère du nom de Vuk Lazarević, souverain serbe de la dynastie des Lazarević. Il portera le titre de prince de 1389 à 1402 puis celui de despote, titre le plus important après celui d'empereur.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stefan_Lazarević
&
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Serbes_sous_l'occupation_ottomane

I/ La Serbie sous la domination Ottomane:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Serbes_sous_l'occupation_ottomane
Titres développés :
La résistance de Stefan Lazarević
Đurađ Branković le despote
Les migrations serbes sous l’occupation turque du XVe au XIXe siècle
Résistance des serbes
Janissaire et devchirmé

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kosovo#Antiquit.C3.A9
(...) :
En septembre 1448, une armée de croisés et de mercenaires venus de Hongrie, de Pologne, de Valachie, de Bohême et d’Allemagne, commandée par le chevalier hongrois Jean Hunyadi (János Hunyadi en hongrois et Iancu de Hunedoara en roumain), traverse la Serbie et parvient jusqu’au Kosovo. Une grande bataille s’y engage du 17 au 19 octobre 1448, entre les croisés et l’armée du sultan Mourad II au cours de laquelle les croisés subissent un terrible revers.

Au Kosovo, la conversion des Albanais (et des Serbes) à l’islam commence rapidement bien qu’elle reste faible dans cette partie de l'Empire. Dans certaines régions pauvres, il arrive que des villages entiers se convertissent afin de ne plus payer le djizia et d’autres charges. L’invasion de l’Empire ottoman met fin également au système féodal qui régnait encore dans cette région. Les Ottomans, connaissant à cette époque une expansion culturelle sans précédent, transforment le pays au moyen d’une structure sociale et administrative beaucoup plus développée.

En 1557, Mehmed pacha Sokolović décide d’accorder à l’Église serbe la restauration du patriarcat de Peć. Cependant, alors que l’empire des Habsbourg est en guerre avec l’Empire ottoman, les Autrichiens prennent des mesures pour favoriser la création d’une zone militaire tampon entre les deux territoires. Après l’échec du second siège de Vienne, en septembre 1683, l’Empire ottoman reflue face aux Autrichiens qui, avec l’aide des Serbes et de tribus albanaises catholiques, traversent le Kosovo en 1689 et parviennent jusqu’à Skoplje en Macédoine.

Organisation sociale sous l'occupation ottomane, notamment au Kosovo :
(A lire absolument): dont P7
http://books.google.fr/books?id=rJC_ZjQCSoEC&printsec=frontcover&dq=royaume+des+serbes+croates+et+slov%C3%A8nes&source=gbs_similarbooks_s&cad=1#v=onepage&q=royaume%20des%20serbes%20croates%20et%20slov%C3%A8nes&f=false

Carte :
1500:
http://www.euratlas.net/history/europe/1500/fr_index.html
Deux Empires se partagent les Balkans : L'Empire Ottoman et l'Empire Hongrie-Bohême
La Bosnie et la Rascie sont englobées dans l'Empire Ottoman

1600 :
http://www.euratlas.net/history/europe/1600/fr_index.html
L'Empire Ottoman s'étend et englobe une partie de l'Empire Hongrie-Bohême, partagée avec le Maison d'Autriche.

1700:
http://www.euratlas.net/history/europe/1700/fr_index.html
L'Empire Ottoman recule sous l'avancée de la maison d'Autriche qui intègre la Croatie. La citée État de Venise récupère la Dalmatie jusqu'à Raguse (Dubrovnik).

1801
http://www.euratlas.net/history/europe/1800/fr_index.html
La Maison d'Autriche englobe la citée État de Venise et s'étant sur de la Dalmatie aux Alpes Françaises et Italiennes.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Ottoman_Empire1801.jpg
Présence des Serbes inscrit sur la carte.

I/ La Serbie au XIXème :

La Serbie sous Karađorđe :
Georges Petrović plus connu sous le nom de Karageorges (en serbe Karađorđe), né à Viševac le 14 septembre 1752[1],[2] et mort à Radovanje le 24 juillet 1817, était un militaire et un homme d'État serbe.
Il fut notamment le chef de la première révolte serbe contre les Turcs et le fondateur de la dynastie des Karađorđević.
De son vrai nom Georges Petrović, il fut surnommé « Georges le Noir » (en turc Kara Yorgi, en serbe latin Karađorđe, en serbe cyrillique Карађорђе, du turc kara, noir) en raison de la peur qu'il inspirait ou, selon d'autres sources, en raison de son teint basané. En français, on le désigne souvent sous le nom de Karageorges. (...)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Karađorđe

La Serbie sous Miloš Ier Obrenović:
Miloš Obrenović, en serbe cyrillique Милош Обреновић, de son vrai nom Miloš Teodorović (né le 18 mars 1780 – mort le 26 septembre 1860) fut Prince de Serbie de 1817 à 1839, puis, à nouveau, de 1858 à 1860.
Issu d’une famille de paysans pauvres, le futur prince Miloš porte le nom de son père, Teodorović. Pour gagner sa vie, il travaille d’abord chez son frère utérin Milan Obrenović, un riche marchand de porcs.
En 1804, Milan Obrenović est, avec Karađorđe, un des chefs de la première révolte serbe contre les Turcs. Le jeune Miloš Obrenović prend part à la rébellion.
À la mort de son frère, en 1810, Miloš lui succède dans son commandement ; il prend alors le nom d’Obrenović. Très vite, il s’oppose à Karađorđe qui tentait de limiter ses pouvoirs. (...)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Miloš_Ier_Obrenović

La Serbie sous Alexandre Karađorđević, les prémices de la Yougoslavie :
Alexandre Karađorđević, en serbe cyrillique Александар Карађорђевић francisé en Karageorgévitch (né à Topola le 11 octobre 1806 – mort à Temeswar, aujourd'huiTimişoara, le 4 mai 1885), fut Prince de Serbie entre 1842 et 1858.
Alexandre Karageorgevitch était le fils de Đorđe Petrović, plus connu sous le nom de Karađorđe ou Karageorges, qui fut le chef de la première révolte serbe contre les Turcs.
En 1813, il suit son père en exil en Autriche puis à Khotin en Bessarabie. Après la mort de Karageorges, il sert un temps dans l’armée russe.
En 1842, après l’abdication du prince Michel III Obrenović, Alexandre est choisi comme Prince régnant de Serbie par la Skupština, le Parlement serbe.
C’est pendant son règne que fut introduit en Serbie le Code civil, inspiré du modèle français ; et son premier ministre, Ilija Garašanin, rédigea le premier programme politique du pays prévoyant la libération de la Serbie par rapport aux Ottomans et à l’Empire d'Autriche mais aussi l’unification de tous les Slaves du Sud en une seule nation (la Yougoslavie).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Karađorđević_(prince_de_Serbie)

Carte des Balkans en 1865 : Dalmatie, Bosnie, Serbie, Monténégro:
http://www.euratlas.net/cartogra/dalmatia/fr_index.html

J/ L'indépedance à la Chutte de l'Empire Ottoman, et le statut du Kosovo : Le Kosovo dans le Royaume de Serbie.

À l’hiver 1878, le congrès de Berlin accorde officiellement l’indépendance à la Serbie ou, plus exactement lui accorde les terres au nord du Kosovo. Quant au Kosovo, il reste dans l'Empire ottoman. Ayant étendu les frontières du nouvel État serbe aux régions de Niš, Pirot, Toplica et Vranje, plusieurs milliers d'Albanais, les Muhaxheri (réfugiés) habitant la région de Toplica près de Niš, sont chassés vers le Kosovo resté sous domination ottomane.

Carte :
http://www.euratlas.net/history/europe/1900/fr_index.html
L'Empire d'Autriche-Hongrie recule à l'Ouest. L'Empire Ottoman recule à l'Ouest et la Serbie de 1878, ainsi que le Monténégro, la Bulgarie, la Roumanie et la Grèce, existent à nouveau comme Etat.

En 1912, les États balkaniques nouvellement affranchis de l’occupation ottomane décident d’unir leurs forces afin de libérer les terres restant sous contrôle ottoman. Soutenus par la Russie, ils repoussent les Ottomans aux portes de Constantinople.

Tragiquement, une nouvelle guerre a lieu en 1913 et oppose cette fois les anciens alliés : la Deuxième Guerre balkanique. À l’origine d’un désaccord sur le partage des précédentes conquêtes, cette guerre se solde par la victoire de la Serbie.
Réunie à Londres, le 17 décembre 1912, la conférence des ambassadeurs refuse à la Serbie, sous pression de l’Autriche-Hongrie, l’accès à la mer qu’elle convoitait par la vallée du Drin (Drim en serbe) mais, sous pression française et russe, lui octroie le Kosovo et la Macédoine.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kosovo#Antiquit.C3.A9

Carte :
http://i34.servimg.com/u/f34/15/54/73/38/europe10.jpg
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:SAP_Kosovo.png

K / La Serbie Royale au XXème siècle :
La Serbie sous Pierre Ier de Serbie :
Pierre Ier de Serbie, de son nom Pierre Karađorđević (Karageorgévitch en français), en serbe cyrillique Петар I Карађорђевић, est né le 29 juin 1844 à Belgrade, et est mort le 16 août 1921. Il fut roi de Serbie de 1903 à 1918, puis au terme de la Première Guerre mondiale, roi des Serbes, des Croates, des Slovènes de 1918 à 1921.
Il s'était engagé dans la Légion étrangère lors de l'invasion de la France par l'Allemagne en 1870. (...)
(...)
Le prince libéral
Lors de son arrivée sur le trône de Serbie en 1903. Pierre Ier de Serbie lecteur et admirateur de la pensée de John Stuart Mill, met en place en Serbie la constitution la plus démocratique et la plus libérale en Europe après celle de Grande-Bretagne elle s'inspirait aussi de la constitution de 1888 supprimée par Alexandre Ier de Serbie en 1889 : (...)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ier_de_Serbie

L/ La Serbie et le Kosovo dans le Royaume des Serbes, de Croates, et des Slovènes :
La Serbie sous Alexandre Ier de Yougoslavie :
Alexandre Ier de Yougoslavie ou Alexandre II de Serbie (en serbe cyrillique Александар I Карађорђевић), né le 16 décembre 1888 à Cetinje - Monténégro - assassiné à Marseille - France - le 9 octobre 1934, a été roi du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes de 1921 à 1929 puis du Royaume de Yougoslavie de 1929 à 1934.
Alexandre est le second fils de Pierre Ier Karageorgévitch (1844 - 1921), souverain du Royaume de Serbie (1903-1921), puis du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes (1918-1921). Il a une sœur, née quatre ans auparavant, Hélène, et un frère de deux ans son aîné, Georges, qui dans la tradition royale, doit accéder au trône à la mort de son père.
Il devint prince héritier de Serbie lorsque son frère Georges renonça au trône.
(...)
La régence que pratique Alexandre est volontariste et implacable contre les tentations centrifuges. L’unité doit se faire sous la domination royale serbe. À la mort de Pierre Ier le 16 août 1921, Alexandre devient à son tour "Roi des Serbes-Croates-Slovènes".
Il imposa dans un premier temps un régime parlementaire avant de basculer, le 6 janvier 1929 en un régime autoritaire. Le Royaume prend le nom de Royaume de Yougoslavie et Alexandre Ier devient "Roi de Yougoslavie".
(...)
Le 9 octobre 1934 lors de sa visite officielle en France à Marseille, il est assassiné avec le ministre français des Affaires étrangères du moment : Louis Barthou. L’attentat a été planifié par le mouvement terroriste croate Oustachis d’Ante Pavelić[1] et exécuté par l’Organisation révolutionnaire intérieure macédonienne par un pistolet automatique Mauser C96. Le tireur, Vlado Černozemski, a été battu à mort par la foule furieuse. Le ministre a été tué accidentellement par un policier français.
(...)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Ier_de_Yougoslavie

M/ Le Kosovo yougoslave de 1918 à 1974:

Le 1er décembre 1918 naît le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, État qui se veut rassembler tous les Slaves du sud en son sein comme l’avaient imaginé certains intellectuels serbes et croates des XVIIIe et XIXe siècles. Le nouveau royaume regroupe les régions balkaniques slaves anciennement contrôlées par l’Empire austro-hongrois (Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine et Voïvodine serbe) ainsi que l’État serbe indépendant et le Monténégro qui s'était réunifié à la Serbie quelque temps auparavant. [Le volontarisme implacable contre les tentations centrifuges, (par) l’unité (...) se fait sous la domination royale serbe, ne fait qu’amplifier les tensions nationalistes.] Le Kosovo, après avoir été occupé par l’armée serbe, est incorporé au royaume et formellement rattaché au nouvel État. Le monarque, tout en matant la résistance des Kaçaks, Albanais qui résistent à cette reconquête, et des Komitadjis de Macédoine, entreprend de « désalbaniser » la région en encourageant les Albanais à partir et en y favorisant la réinstallation de familles serbes et monténégrines.

Le Kosovo, la Métochie et une partie du Monténégro se voient inclus dans l’État d’Albanie sous contrôle de l’Italie fasciste.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Map_of_Albania_during_WWII.png

Tito reconnaît à la conférence de Bujan le « droit des Albanais à l'autodétermination ».

Cependant, après que Tito eut rompu ses relations avec Joseph Staline, le 28 juin 1948, le parti communiste albanais sous la direction d’Enver Hoxha prend le parti de Staline. La frontière du Kosovo avec l’Albanie est alors fermée. La constitution yougoslave est amendée en vue d’accorder plus de contenu à l’autonomie de Kosovo, la « province socialiste autonome du Kosovo » étant formellement déclarée depuis 1945. Cet effort culmine avec la constitution de février 1974 où la République socialiste de Serbie perd tout droit de regard sur les affaires internes du Kosovo : celui-ci est directement représenté dans les instances fédérales, « à égalité de droit » des républiques et des provinces autonomes ainsi que des peuples et des nationalités.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kosovo#Antiquit.C3.A9

N/ De la mort de Tito en 1980 à la guerre de Yougoslavie :b]

A la mort de Tito en 1980, les nationalismes se démusellent.

[b]De 1980 à 1988 :

Des exactions sur les Serbes du Kosovo commencent à être rapportées dans les Médias occidentaux (cf.: archives Monde Diplomatique), champs brûlés de paysans serbes, eglises et monastères orthodoxes sacagées, "accidents meurtriers" dans les casernes militaires... Réponses des serbes aux Albannphones... Accidents en Croatie entre Serbes et croates, accidents en Serbie entre Serbes et d'autres... en Macédoine... Rapports partials des faits dans les médias de chaque république fédérale, stigmatisation et accusations, revendication et ignorence de l'Histoire,... amalgame, haine exacerbée... dérives populistes...

9 novembre 1989: Chutte du mur de Berlin. La peur Rouge sur l'occident disparait, plus rien n'empêche d'accéder à "l'Occident".
Et cela devient synonyme d'identitée nationale pour chaque peuple, ayant relégué la sienne au second plan depuis les Yougoslavies Royales, puis la Yougoslavie d'après guerre, et sous la Fédération Yougoslave Titiste.

De 1989 à 1991 :

Affirmation au pouvoir des nationalistes et d'ultras nationalistes dans les différentes républiques de la fédération Yougoslave...
Les déclarations de Milosevic, Ceselj, Mesic, Tudjman et Izetbegovic, font frémir, pour désavouer un Etat fédéral avec un taux de chômage dépassant les 40% : c'est "La faute de l'autre".
Ceux qui profitent du tourisme, ceux qui s'enrichissent de l'or en le revendant sous leur estampille, ceux qui profitent du système en récupérant des subsides sans fournir l'effort économique adéquat... Le Nord Stigmatise le Sud, l'Ouest stigmatise l'Est...

Dès lors, chaque république fédérale voit le salut de son peuple dans et par le délestage du "boulet économique" que représente la fédération Yougoslave.

Plutôt que de s'unir et remettre en cause le système politique et économique qui s'est effondré en Europe de l'Est de 1989 à 1991. Face à leur incapacité d'en inventer un autre ou de s'inspirer des systèmes occidentaux, ce qui constituerait un désaveu de la politique qu'ils ont soutenu durant leur carrière politique de dirigeant "Socialiste de la République Fédérale de Yougoslavie", ils vont continuer dans le même sens, en préservant leurs pouvoirs et privilèges en s'appuyant sur un nationalisme agressif, jusqu'à l'explosion du système économique et social. Qui aboutira au conflit armé interethnique justifié par des théories de replis historiques orientés et partials, soutenus par de sombres Historiens et Théologiens. On ressort les insignes nationalistes distinctifs sur les étalages des marchés... On les arbore. Tous traitent l'ami d'hier et le voisin différent en étranger, l'étranger en ennemie, et toute controverse ouverte est trahison. La peur de l'autre s'installe.

La Slovénie déclare son indépendance. Celle-ci est anticonstitutionnelle. Les Chars de l'armée fédérale Yougoslave roulent sur Ljubljana. Sous la pression Internationale l'Indépendance est accordée. Les Chars se retirent.

Cela insuffle l'inspiration aux autres peuples qui veulent quitter la Fédération Yougoslave : Croates, Bosniaques, Macédoniens, puis in fine Monténégrins et albanais du Kosovo.

De 1992 à 1998 :
Annonce de l'indépendance de la Croatie puis de la Bosnie, l'armée Yougoslave se réduit aux Serbes, Monténégrins et Macédoniens. Puis au Serbes et Monténégrins... Maintient par la force armée de l'entité Yougoslave pour certain, guerre de protection du peuple Serbe en Croatie et en Bosnie pour d'autres... Guerre de survie identitaire... Puis au Kosovo, sous la pression indépendantiste des Albanophones...

Mais aussi, guerre géopolitique pour assurer une sortie stratégique sur l'Adriatique par la jonction souhaitée des zones des minorités serbes des autres républiques, Knin en Croatie / Zones serbe au Nord de la Bosnie / jonction par le couloir de Vukovar à la Serbie. Sortie à la mer Adriatique assurée, un temps par la Yougoslavie, puis par la Serbie-Monténégro. Sortie à la mer tributaire aujourd'hui des Monténégrins, Croates, Bosniaques, Macédonien vers la Grèce, des Bulgares, des Roumains...

Guerre, massacre, génocide... au nom d'un idéal trompeur basé sur une Histoire partiale de Grandeur passée, limitée au Moyen Age à une période précise.
Pour le nationalisme Serbe c'est le règne de Stefan Uroš IV Dušan Nemanjić, de 1331 à 1355, pour 24ans d'Empire commun avec les Grecs...
Émulation d'un sentiment national général "de peuple sacrifié à Kosovo Polje", qui s'est battu "seul" contre l'envahisseur "Turc" musulman. Sentiment doublé d'amertume par la persuasion que "l'on" veut "nous" réduire à néant...

En quête d'identité chacun des peuples belligérants y a perdu son âme, et marqué à jamais la honte au fer rouge sur son propre peuple.
Tout autant que ceux qui y ont déverser leur bombes "humanitaires"...

O/ Réflexions sur le conflit Yougoslave, et les Serbes :

Pourquoi dans un tel contexte la Serbie s'est elle entêtée dans le conflit? A vouloir absolument conserver une entité politique et territoriale dont plus personne ne voulait? Dans quel intérêt? Dans quel but? Sa seule valeur à ses propres yeux ne résidait-elle que dans ces m² de territoire qui ne la représentaient plus et qui s'en allaient? La réduisant à une région à peine plus grande que la Suisse, moins deux régions administrativement autonomes... Elle qui fut un Royaume, et la capitale d'une Fédération moteur au plan géopolitique local et international, craignait-elle de perdre cette influence et de ne devenir plus rien?
Comment peut-on se sentir rien avec un peuple doté d'une si grande Histoire, dont les témoignages écrits remontent à près de 2000 ans?
... Avec l'ignorence... on est capable de tout justifier et de tout accepter, même le pire et le non sens.

A cette question on peut trouver une réponse dans un ouvrage d'analyse géopolitique dont le raisonnement prend en compte notre Histoire tumultueuse, et dont certaines remarques et conclusions, même si elles ne sont pas flatteuses méritent d'être portée à la connaissance de tous, tant elles sont instructives et justes.
Vous y trouverez notamment une carte qui fait la synthèse de l'évolution des frontières de la Serbie au XIVème, XVème, et de 1830 à 1913, ce qui complète pleinement ce poste.
http://books.google.fr/books?id=By3Z7kzjobUC&printsec=frontcover&dq=royaume+des+serbes+croates+et+slov%C3%A8nes&source=gbs_similarbooks_s&cad=1#v=onepage&q=royaume%20des%20serbes%20croates%20et%20slov%C3%A8nes&f=false

Les Serbes après l'effondrement Yougoslave:
20 ans d'effondrement de l'unité Yougoslave au profit des aspirations identitaires des peuples qui ont un temps composé une unité de Royaume puis Fédérale, enviée de tous à l'Est lors de la guerre froide, respecté de tous sur le plan mondial... jusqu'au conflit ethnique, où nous sommes, "nous" tous les peuples belligérants, et les Serbes en premiers, considérés pire que les tribus d'Afrique qui s’entretuent à la machette...

Économie dévastée et conséquences sociologiques:

La crise économique due aux embargos et une économie dévastée, la frustration fasse au manque consumériste érigent en exemple de réussite sociale et en modèle à suivre ceux qui s'enrichissent en transgressant et en bafouant les lois. Un sondage au début des années 2000 glaçait le sang : la majorité des préadolescents et adolescents interrogés ambitionnaient de devenir... mafieux. Exit le prof de Fac, exit le médecin, out le chercheur en astrophysique... L'espoir d'un avenir prospère et serein se jaugeait en taille de mm du calibre glissé dans le pantalon.

De ces jeunes, ceux qui ont pu émigrer sont partis, mais beaucoup de ceux qui sont restés n'ont connu que le régime de Milosevic, les années de conflit et de restrictions, puis les années de mise à l'indexe par les jugements des tribunaux successifs de la communauté internationale. Ceux là, ne connaissent que les valeurs véhiculées par l'ignorence du voisin, pour ne l'avoir jamais vu, ni séjourné chez lui, faute de moyens, de Visas et de devise de 1991 à l'arrivée de Zoran Dzindzic au poste de 1er ministre.

Cette grande majorité a grandi avec le ressenti incompréhensible de l'humiliation subie.

Certains d'entre eux réagissent par la honte et la discrétion affichée.
D'autres au contraire affichent ouvertement une fierté identitaire exagérément assumée, voir exhibée.
Chez certains de ceux là, l'humiliation subie engendre une haine viscérale et éloigne tout compromis par la compréhension de l'Histoire... La haine, la revanche, ils ne voient que cela, et ne considèrent que leur propre martyr tout en réfutant celui de l'autre... pire en le justifiant.

Cette partie de la jeunesse Serbe est effrayante.
Mais soyons équitable, les homologues sont en nombre chez les Croates, les Bosniaques, les Albanais... pour les mêmes raisons, mais inversement... Par le même comportement, et les mêmes positions radicales.

P/ La Serbie et le Kosovo de 2000 à nos jours:

La situation a évolué. Nous sommes confirmés dans la communauté des pays où l'on tue ses premiers ministres en pleine rue au grand jour.
Mais, lentement la justice reprend le pas, l'Histoire se repositionne et rattrape les négations, les frontières s'ouvrent sans Visas, les devises circulent à nouveau... par voies légales. On revoit des touristes Serbes à Paris, à Londres, à Moscou, et sur la côte Dalmate en Croatie, de Bosnie et du Monténégro. Les échanges commerciaux, qui du reste n'ont jamais cessé, s'intensifient entre ces nouveaux États riverains.

Le Kosovo dans la république de Serbie:
Aspect général en 1999 :
Carte : Principales populations de l’ex-Yougoslavie en 1999
http://i34.servimg.com/u/f34/15/54/73/38/europe11.jpg

Le Kosovo reste une région à majorité écrasante Albanaise, indépendantiste, indépendante autoproclamée, coincé entre les résolutions contradictoires et le droit international, et les risques de contagions, sa reconnaissance partielle par la communauté internationale, et la confirmation d'indépendance dénoncée aux Serbes par le TPI.
Sa situation économique intérieure le cloue sur place, favorise les économies parallèles de tous types, accentue le désespoir de tous.
La minorité Serbe en est réduite à vivre dans des poches géographiques véritables "réserves" à ciel ouvert sous contrôle armé.

La haine est telle entre les deux communautés qu'il suffit de lire les témoignages des forums dédiés sur internet pour perdre tout espoir de vie commune future.

Destruction des Eglises Orthodoxe Serbe au Kosovo par les Albanais :
http://religion.info/french/articles/article_45.shtml
Poste de "MS" du 23/08/10 à "Malice" sur ce Forum : http://kosovo.forumpro.fr/histoire-f2/une-question-simple-t112-30.htm#3044

Que nous enseigne l'Histoire?
L'Histoire nous démontre que nous avons toujours coexisté, et dans certains cas historiques nous avons combattu ensemble.
Pourtant, il serait illusoire de s'imaginer que les Albanais de souche du Kosovo partent par diplomatie... pour nous laisser vivre pleinement notre besoin de retour aux sources, seul et sans eux... Tout comme il est impensable pour nous, que les Serbes de souche du Kosovo abandonnent leur terre ancestrale sous la menace et la terreur qu'ils subissent aujourd'hui par les Albanais.

La Rascie n'englobait que ponctuellement le Kosovo dans sa totalité, et celui-ci n'a été annexé à la Serbie qu'après d'âpres négociations politiques à l'issue des accords de 1913. Certes la région a été sous drapeau Serbe au IXème siècle. Mais elle fut surtout sous domination Ottomane de 1389 à 1913, soit 524 ans, où les minorités Albanaises se sont converties à l'Islam et ont prospéré, tout comme des familles Serbes converties. L'un es plus célèbre fut Mehmed pacha Sokolović qui rétabli le patriarcat de Pec.
Voir :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mehmed_pacha_Sokolovi%C4%87

Faut-il rappeler que l'on peut être Serbe et hâté, ou de confession juive, ou musulmane, ou catholique et bien évidement orthodoxe. Réduire l'identitée Serbe à l'orthodoxie est un tragique raccourci, qui nous dépossède d'une grande partie de notre passé, de notre richesse. Connaissez-vous beaucoup de nationalistes Serbes qui vantent les mérites de l'Empire Ottoman via des personnages tels que Mehmed pacha Sokolović ? Ils se focalisent sur les exactions et crimes commis contre la communauté Serbe, entretenant dans l’imaginaire collectif une période de « Nuit noire ».

Comment peut-on croire que durant 5 siècles, 95% des noms des villages du Kosovo ont pu garder leurs appellations Serbes datant du IXème siècle sans être retranscrit phonétiquement en Turc ou en Albanais, ou littéralement renommé? Rappelons-nous que la politique du pouvoir Serbe au lendemain de 1913 fut de tout mettre en œuvre pour "désalbaniser" le Kosovo... et de ce fait de le « Serbiser ».

Comment peut on croire que de 1913 à 1990, durant 77ans, la démographie de la population Albanaise du Kosovo à pu comme par magie de création de générations spontanées, détrôner en nombre la population Serbe du Kosovo, si celle-ci fut un jour majoritaire? Puisque là aussi, la même politique de "désalbanisation" fut systématiquement appliquée par l'envoi et l'implantation massive de Serbes et Monténégrins de 1913 à 1980. et de rappeler qu'à partir de 1980, les difficultés économiques au Kosovo, encouragent plutôt au retours ou au départ vers les régions plus prospères comme la Serbie, la Bosnie, le Monténégro, la Macédoine.

Comment ne pas penser que ce déclin de la présence Serbe au Kosovo, n'ai été aussi précipité par un exode massif des Serbes fuyant une zone économique morte, laissant la place à de nouveaux arrivants Albanais fuyant le régime Stalinien et autoritaire de Enver Hoxha, depuis l'après guerre aux années 1980, et cela malgré les frontières fermées?

Ce chassé croisé dure depuis près de 2000 ans...

Il est dans une suite logique de migration vers plus de prospérité. Ce n'est pas pour rien que les Serbes se sont plus développé sous la protection des Hongrois et Austro-hongrois en Vojvodine, et le long de l'axe fluviale du Danube, ou en bordure de l'Empire Ottoman et de l'Empire Austro-hongrois (fuyant l’avancée des Ottomans).
Quel développement peut-on espérer dans une cuvette de plaine ceinturée de montagne et loin d'un cours fluvial marchand?
Cette configuration géographique est celle du Kosovo.
Sont seul intérêt actuel réside dans la richesse en minerais de son sous-sol et sa position stratégique pour le passage de futurs oléoducs.

Habiter ensemble côte à côte, ou habiter chacun de son côté d'une frontière...?

Au Kosovo, le divorce est consommé depuis les années 1980, et confirmé durant les années 1990. Pourquoi forcer à continuer de vivre en commun, et mettre des populations Serbes en danger de mort permanant, juste pour conserver en ses frontières quelques lieux de cultes historiques?

Ne peut-on pas imaginer de délimiter une frontière en cohérence avec les zones de population et les zones Historiques de culte orthodoxe, et laisser la partie du Kosovo démunies des lieux majeurs aux Albanais du Kosovo?

Doit-on coute que coute s'accrocher à un territoire, où nous ne sommes plus présent?
Que faut-il privilégier, le partage d'un territoire en cohérence avec l'occupation de son sol, ou la conservation de son entité au seul motif historique et la mise en danger de 100% de sa population Serbe qui y réside? Et de maintenir permanant une tension insoutenable pour tous?

Dans quelle logique se situe-t-on, dans une perspective de paix et de sécurité, pour entretenir notre mémoire et assurer la survie de notre peuple? Ou sommes-nous dans une logique de maintien d'entité territoriale considérée sur une emprise passée, un développement religieux ponctuel et sans aucune cohérence d'emprise de peuplement réel depuis plus de 3 siècles?

Le risques d'un découpage du Kosovo en deux :
Accepter de découper le Kosovo, c'est permettre la création d'une Grande Albanie. En avons-nous envie?
Avons-nous réellement les moyens de l'empêcher?

Combien de temps peut-on lutter contre une population majoritaire qui œuvre pour un rattachement à un autre État?

Une telle éventualité, engendrerait la légitimation du rattachement de la Republika Srpska de Bosnie à la Serbie, et des enclaves Serbes limitrophes en Croatie... Pas sûr que se soit un facteur de paix.

Si il ya une revendication logique à mener, c’est bien celle-ci, le rassemblement du peuple Serbe dans un contour de frontière qui l’englobe sur les territoires qu’il occupe réellement en majorité.

L'Europe. La solution?
L'idée de supprimer toutes frontières, entre Serbie, Kosovo, Albanie...etc. et d'intégrer de fait en les diluants dans un espace commun, ces communautés peut sembler résoudre le problème en surface. Mais, cela ne résoudra pas le problème de fond qui est l'appartenance d'un peuple à un territoire en cohérence avec les limites de son État.

Les dernières analyses de l'Historien Serbe Dusan Batakovic sont très instructives sur la situation actuelle.
Voir :
http://www.kosovojesrbija.fr/fr/les-infos/l-historien-serbe-du-an-batakovic-presente-son-nouveau-livre-sur-le-kosovo.html
Extraits :
"(...)
Il souligne que la partie albanaise considérait ces négociations comme une étape imposée en vue de l’indépendance, mais qu’il n’a jamais été question pour elle de faire le moindre effort en vue d’un compromis, contrairement à la partie serbe, qui a multiplié les propositions et les gestes de bonne volonté.
(…)
Il rappelle en outre que, selon les propres chiffres du journaliste albanais Veton Surroi, 45.000 Serbes vivaient à Pristina avant 1999, sur une population de 245.000 personnes. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’une centaine, dans un seul immeuble sous protection. Et de raconter cette anecdote : « Nous étions en visite dans une voiture de l’Onu, un soldat écossais me dit : -Je ne comprends pas, nous étions venus pour protéger les Albanais des Serbes, et depuis que nous sommes là, nous ne faisons que protéger les Serbes des Albanais ».

« Les Serbes ont été punis tandis que, pour les mêmes crimes, les Albanais ont été récompensés », conclut-il fataliste.
(...)
Ainsi la Serbie poursuit-elle son combat diplomatique, et entend démontrer qu’elle est désormais un facteur de stabilité dans la région, tandis que le Kosovo demeure un trou noir.
(...)"

Kosovo et enjeux économiques :

Le Kosovo représente un intérêt économique quand à son sous-sol, et le passage projeté d'oléoduc.
Mais, compte tenu du changement radical du profil de la population local, qui depuis 1999 est à majorité écrasante albanaise, je vous invite de lire l'extrait d'un poste du site du journal "Le Monde", commenté par un internaute homme d'affaire étranger au Kosovo. Très instructif sur la situation, les mentalités, les potentiels:
http://balkans.blog.lemonde.fr/2010/07/23/serbie-pour-la-petite-histoire-et-la-grande/

Extraits :
(...)
" (...) J’avoue que ce “voyage dans le temps” fut à la fois pittoresque et désespérant.
- pittoresque car se rendre dans une contrée figée au 19ème siècle est drolatique : populations autochtones totalement déconnectées des réalités actuelles (on peut ici parler d’”arriération” tant mentale que civilisationnelle), corruption très largement supérieure au niveau “tolérable” dans les Balkans - (...)-, sur-signification d’un “passé historique” récent qui pollue les affaires commerciales (à titre personnel, je me moque totalement de leur “guerre” passée, je viens ici pour le business mais ils sont totalement incapables de “déconnecter” économie et politique ! Qui plus est, le niveau professionnel du personnel local est d’une grande médiocrité mais puisqu’on doit faire avec…
- désespérant car cette contrée qui n’a d’intérêt que certaines de ses richesses souterraines s’emploie à surfacturer sa propre incompétence au-delà du raisonnable (disons 5 à 8% du CA, ce qui est déjà beaucoup)et impose, comme intermédiaires entre hommes d’affaires européens et représentants du groupe minier international des “locaux” dont la seule “légitimité” est l’appartenance à une sorte de caste d’”anciens combattants” (en l’occurrence l’uck). (...) Il devient, en revanche, détestable que ces individus se mêlent ensuite d’affaires économiques, industrielles et commerciales, qui les dépassent, tant intellectuellement que professionnellement : (...)
Le Kosovo, finalement, n’est pas une si “bonne affaire” que ça, contrairement à ce que mes amis américains, anglais et allemands m’avaient promis.
(...) On m’a demandé à Pristina quel était mon sentiment sur cela [l'indépendance]. Ayant répondu que cela ne m’intéressait pas et ne me regardait pas, les “intermédiaires” locaux s’en sont ombragés et se sont alors lancés dans des rappels historiques, politiques, religieux dont, objectivement, je n’avais rien à faire (...)
Le Kosovo doit apprendre à rester à sa place et à ne pas nuire aux affaires économiques internationales liées à ses richesses locales. Car, à l’évidence, son personnel local n’apporte aucune plus-value à ces ressources mais constitue un frein à la prospérité des affaires.
3/ habitué des Balkans, j’avoue - et sans aucune arrière-pensée politique ou diplomatique - que seuls, Croatie, Serbie, Slovénie et, dans une moindre mesure, ARYM représentent de réelles opportunités commerciales et économiques dans des secteurs à forte valeur ajoutée (tourisme, industrie, minerais…). Les autres - Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Kosovo, Albanie - sont peu “rentables”, sauf à apprendre à leurs responsables locaux à laisser agir les professionnels étrangers et à pratiquer des “tarifs de corruption” tenant compte des réalités des enjeux…
Mes amis américains m’avaient “vendu” le Kosovo comme un pittoresque Far-West, propice à des opérations industrielles et financières avantageuses. J’y ai découvert, plutôt, une république bananière. Sans les bananes. Dommage. "
(...)

P/ Souvenirs d'enfance et besoin de mémoire :

Je me souviens de la fierté de peuples distincts et unis, je m'en souviens, car je l'ai connu enfant pour y avoir vécu toute ma petite enfance en 1970 à Belgrade et chaque grande vacances scolaires au Monténégro et en Croatie jusqu'au conflit de 1991:
- par les événements sportifs nationaux et internationaux,
- par les blagues bonnes enfant et drôles des uns et des autres sur les uns et les autres,
- par le parcours annuel de la "Stafeta" , la course de relais à travers la fédération,
- et surtout une chose incroyable : les actions de travail, (RADNE AKCIJE),
C'était une sorte de "colonie de vacance de travail bénévole" assez improbable. Travailler gratuitement?
Et bien, ça marchait, des légions d'ados volontaires se bousculaient chaque été pour aller construire les routes du pays durant des semaines, contre une tente et quelques tartines de "Pastete" (le pâté industriel local) pour solde. Par héroïsme, par amour de la patrie, par conscience Yougoslave? Rien de tout ça! Mais, juste pour la joyeuse déconnade d'être entre Yougoslaves, "Nous" les Croates, Bosniaques, Serbes, Macédoniens, Monténégrins, et Albanais du Kosovo... Tous ses accents pour une langue commune le Serbo-Croate et sinon semblables, où tout le monde se comprend, où tout le monde rigole, se fréquente et sort ensemble sans se poser des questions d'appartenance ethnique... Juste pour être là ensemble et construire.

Oui, ça a existé... Une telle fraternité a été possible et a existé. Rappelons-le pour ne pas l'oublier.
Même si pour certains ce n'était qu'un carnaval imposé par le régime Titiste, pour beaucoup de jeune génération de cette période se fut sincère.

O/ Alors, qu'en pensez-vous?

Le Kosovo, "Berceau", comme lieu physique, Historique, spirituelle ? - La Rascie et l'orthodoxie Serbe-
Ou bien, le Kosovo, comme "berceau" de la prise de conscience d'une identitée menacée? - Kosovo Polje -

La réponse peut être évidente pour certains.

Mais, avant d'y répondre lisez ceci :

"Le roi franc Pépin le Bref bâtit un château à Aix. Le premier document écrit sur la ville (765) la mentionne comme Aquis villa. Son fils Charlemagne apprécia l'endroit et en fit son lieu de résidence et la capitale de l'empire, construisant un palais dont la magnifique chapelle allait devenir la cathédrale. C'est à Aix qu'arriva en 802 l'éléphant blanc, présent du calife de Bagdad Harun ar-Rachid et que Charlemagne appela Abul-Abbas. L'empereur fut enterré dans la chapelle palatine en 824."

Le royaume Franc Carolingien est à la France et au peuple Français ce que la Rascie est à la Serbie et au peuple Serbe.

Pour autant, il serait saugrenu que la France dispute à l'Allemagne, ce qu'elle peut légitimement appeler comme étant son Centre Historique et Spirituelle au VIIIème siècle : Aix-la-Chapelle et le tombeau de Charlemagne (petit fils de Charles Martel).

Carte : Empire Carolingien 768 - 811:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Empire_carolingien_768-811.jpg

Nota : Remarquez que les Sorabes (Serbes de Serbie Blanche au nord de la Bohème) et les Croates, faisaient partie du même empire... Européen.

Carte : L'Europe en 814
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Europe_814.jpg

Nota : Remarquez l'implantation des peuples dans les Balkans, l'étendue de l'empire Serbe depuis la Croatie au Péloponnèse, et l'existence des "Serbis" au Nord à l'emplacement de la Serbie Blanche (Nord de l'Allemagne).

Doit-on revendiquez les territoires Grecs de notre ancien Empire, également, dont le Mont Athos dont nous étions les protecteurs?


Voir aussi mon poste : http://kosovo.forumpro.fr/histoire-f2/une-question-simple-t112-30.htm#3044

PS : Si la Serbie Blanche a existé... et existe toujours à cheval entre l’Allemagne et la Pologne en Lusace sous forme de région avec langue reconnue... et protégée. Faites, alors, des recherches sur la Croatie Blanche, l'Illyrie, et l'Albanie...

Sur l'Albanie, constatez sur la carte des origines des Serbis antiques dans le Caucase la région que l'on nome "Albania" le long de la mer Caspienne, juste au Sud des Serbis...
Carte : http://i34.servimg.com/u/f34/15/54/73/38/mapofc11.jpg
MS.
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