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 La position de la Russie

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MessageSujet: La position de la Russie   Mar 13 Fév - 20:28

Poutine: La Russie ne soutient aucune solution sur le Kosovo sans consensus entre Serbes et la communauté albanaise

xinhuanet.com a écrit:


MUNICH (Allemagne), 10 février (XINHUA) -- Le président russe Vladimir Poutine a estimé samedi à Munich (sud de l'Allemagne) que son pays ne soutiendrait aucune solution internationale sur le statut du Kosovo qui puisse être rejetée par la Serbie ou par la communauté albanaise majoritaire dans la province.

"Si nous voyons que l'une des parties est manifestement insatisfaite des moyens proposés destinés à régler la situation, nous n'apporterons pas notre appui à cette décision", a souligné le président russe lors de la conférence sur la sécurité de Munich.

La communauté internationale ne se trouve pas dans la bonne position de résoudre le problème avec des questions au suspens entre les deux parties, a relevé M. Poutine. "Seuls les Kosovars et les Serbes peuvent régler cela", a-t-il renchéri.

Auparavant, devant la même audience, la chancelière allemande Angela Merkel dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne a appelé la communauté internationale et éventuellement l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord) à intervenir pour trouver une issue à la crise au Kosovo.

Environ 250 responsables venus de plus de 40 pays participent à cette 43e conférence sur la sécurité de Munich, commencée tard vendredi pour prendre fin dimanche.

Selon les organisateurs de la rencontre, cette conférence ayant pour thème "crise mondiale, responsabilités mondiales", mettra l'accent sur le rôle de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord), le processus de paix au Moyen-Orient, les relations transatlantiques, les relations de l'Occident avec la Russie et la lutte contre le terrorisme international.
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MessageSujet: Re: La position de la Russie   Mar 13 Fév - 20:34

letemps.ch a écrit:

Vladimir Poutine s'en prend violemment aux Etats-Unis et à l'OTAN

A la conférence sur la sécurité de Munich, le président russe a accusé l'Alliance atlantique de bafouer ses engagements passés.


Par Richard Werly, envoyé spécial à Munich
Lundi 12 février 2007


A Munich, Vladimir Poutine a renversé les rôles. Invité à s'exprimer devant un parterre de généraux, de ministres et de spécialistes des questions de défense lors de la 43e conférence annuelle sur la sécurité, le président russe a pris à contre-pied ceux qui accusent Moscou de retrouver ses accents menaçants de la Guerre froide.

Pour le maître du Kremlin, la Russie ne fait que riposter diplomatiquement et réclamer son dû. Il a dénoncé l'extension du bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque qui «n'a rien à voir avec les menaces actuelles dans le monde» et pilonné l'OTAN, accusé «de stationner des milliers de soldats en Roumanie et en Bulgarie» (ndlr: alors que ces troupes sont en réalité sous commandement américain). «Je constate aussi, a tonné Vladimir Poutine, que les entreprises étrangères représentent 26% de notre secteur pétrolier alors que le marché européen nous demeure interdit. Où sont les garanties de sécurité données par l'Occident lorsque l'URSS s'est écroulée? Où est la réciprocité?»

Cette sortie était évidemment calculée. Réunis à Séville en Espagne les 8 et 9 février dans le cadre de l'OTAN, plusieurs ministres des pays d'accueil du bouclier antimissile américain (République tchèque, Pologne) ont confirmé leur soutien à l'élargissement de l'Alliance atlantique. La prochaine réunion du Conseil de sécurité sur le statut du Kosovo, à propos duquel Moscou se tient pour l'heure aux côtés de la Serbie, risque aussi de relancer les tensions.

Marquer les limites

Pour Vladimir Poutine, la Russie doit donc marquer les limites. Les démentis du secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer pour qui «l'alliance, constituée de membres de plein gré, ne s'étend aux dépens de personne» ne lui convient pas: «Je vois des tentatives de créer de nouvelles lignes de démarcation, et une volonté d'interférence dans nos affaires intérieures. On ne peut pas seulement inclure les choses dont l'Occident a besoin et exclure les autres», s'est-il justifié, rejetant au passage les critiques sur l'assassinat de la journaliste Anna Politovskaïa, la répression des libertés politiques par le Kremlin ou la situation en Tchétchénie. Idem à propos du duel énergétique en cours entre Moscou et l'Union européenne, qui exige une garantie d'approvisionnement en gaz: «Notre seul but est d'agir dans une transparence réciproque». Une affirmation assez éloignée des hausses de prix drastiques du gaz imposées récemment par Moscou à l'Ukraine ou à la Biélorussie...

Si elles ont monopolisé l'attention et les commentaires à Munich, les remarques du président russe ne sont toutefois pas considérées comme la preuve d'un changement stratégique majeur. Le secrétaire à la Défense américain Robert Gates, patron de la CIA à l'époque de la chute du mur de Berlin, a encaissé les attaques verbales avec ironie: «Ce type de discours digne de la Guerre froide m'a presque rempli de nostalgie pour une époque moins complexe. Les espions ont, c'est vrai, l'habitude de parler franc. Mais une Guerre froide, cela suffit!» a-t-il répondu, en faisant référence à son propre passé et à celui de Vladimir Poutine, ex-agent du KGB. Et d'ajouter: «Le bouclier antimissile n'est pas dirigé contre la Russie qui le sait fort bien. Pour nous, le cas de la Russie n'a rien à voir avec celui de l'Iran ou la Corée du nord. Nous devons au contraire être des partenaires privilégiés.»

Comment, dans ce contexte, travailler à résoudre ensemble les crises en Afghanistan, en Irak ou ailleurs? Sur cette question en revanche, les réponses apportées à Munich sont restées floues. L'affirmation du sénateur républicain américain John McCain, candidat possible à la présidence, sur le fait que le «Kosovo est de toute façon sur la voie de l'indépendance» a conforté les divergences de vues entre Washington et Moscou. La question du Darfour, autre abcès actuel compliqué par l'influence croissante de la Chine en Afrique, est, elle, passée à la trappe. «En théorie, la Russie est toujours un partenaire, confirme un haut responsable de l'OTAN. Mais la liste des dossiers sur lesquels nous pouvons encore travailler ensemble avec un objectif commun s'est réduite ces derniers mois comme une peau de chagrin. Ce n'est pas la Guerre froide. C'est un dialogue de sourds.»
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MessageSujet: Re: La position de la Russie   Mer 14 Fév - 19:01

espérons que les russes ne vont pas nous abandonner !
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MessageSujet: Peut-on faire confiance à la Russie ?   Lun 19 Fév - 15:09

source : http://balkans.courriers.info/article7743.html

Citation :
Statut du Kosovo : Belgrade compte beaucoup trop sur sa « petite mère la Russie »

Alors que les politiciens serbes sont convaincus que la Russie ? et peut-être la Chine ? vont torpiller le plan de l’ONU sur le Kosovo, des analystes libéraux de Belgrade émettent des doutes quant à la fiabilité de la Russie. Si le Kremlin paraît toujours appuyer la Serbie, il refuse de préciser s’il utilisera son veto au Conseil de Sécurité. En effet, la Russie n’a aucun intérêt réel au Kosovo.

Par Aleksandar Vasovic

Certains analystes serbes pensent que la Russie est plus intéressée par ses jeux de pouvoir avec l’Occident que par le Kosovo, et font remarquer que le Kremlin demeure très prudent et ne veut pas trop se compromettre dans l’emploi de son veto.

Néanmoins, des fonctionnaires proches de l’actuel Premier Ministre Vojislav Kostunica soutiennent que Belgrade compte bel et bien sur les vetos russe et chinois au Conseil de Sécurité de l’ONU afin de bloquer l’indépendance du Kosovo.

« Il n’y aura aucune nouvelle résolution de l’ONU sur la question du Kosovo sans le consentement des Russes et des Chinois », a déclaré Leon Kojen, membre de l’équipe de négociations de la Serbie sur le Kosovo, au journal Vecernje Novosti de Belgrade.

Leon Kojen a déclaré ne pas être « particulièrement inquiet à propos du plan d’Ahtisaari », ajoutant qu’un « avertissement concernant une solution inacceptable pour l’un des membres permanents du Conseil de Sécurité suffit habituellement pour que cette solution soit abandonnée ».

La Serbie entend maintenir sa ligne dure contre l’indépendance du Kosovo lors des consultations à New York, a-t-il poursuivi. « Je suis certain qu’un compromis entre les grandes puissances ne nous sera pas défavorable. »

Martti Ahtisaari, l’envoyé spécial de l’ONU au Kosovo, a révélé ses intentions le 2 février. Son rapport envisage d’accorder au territoire disputé un statut d’État sous tutelle internationale.

Le gouvernement de Belgrade a carrément rejeté le brouillon de Martti Ahtisaari, mais a accepté de prendre part aux consultations relatives aux propositions, prévues le 21 février prochain à Vienne.

La Serbie et la Russie sont en effet des alliés traditionnels, en raison de liens étroits sur les plans ethnique et religieux, basés sur une appartenance commune à la chrétienté orthodoxe.

Au terme d’un éloignement de nombreuses années ? après la rupture de la Yougoslavie avec l’Union Soviétique en 1948 ?, les relations serbo-russes se sont ravivées depuis la chute du communisme. Ainsi, la plupart des Russes ont fortement sympathisé avec les Serbes durant les guerres de Croatie, de Bosnie et du Kosovo. Le Kremlin avait d’ailleurs été particulièrement furieux lorsque l’OTAN avait forcé les Serbes à se retirer du Kosovo en 1999.

Sans surprise, la Russie s’est également opposée au plan Ahtisaari dès qu’il a été connu, adoptant la position selon laquelle l’indépendance du Kosovo encouragerait les mouvements séparatistes partout dans le monde. En effet, la Russie est aux prises avec le séparatisme dans le Caucase, où elle combat un mouvement indépendantiste en Tchétchénie depuis plusieurs années.


La semaine dernière, le Président russe Vladimir Poutine a semblé renforcer la détermination de la Serbie, quand il a réaffirmé que son pays n’appuierait pas un plan de l’ONU rejeté par la Serbie. « Si nous constatons que l’une des parties est mal à l’aise avec la solution proposée, nous ne l’appuierons pas », a déclaré Vladimir Poutine lors du forum des plus grandes sommités mondiales du domaine de la sécurité tenu récemment à Munich.

Lançant un signal fort de soutien à Belgrade, Vladimir Poutine a ajouté que « comme toujours, la Russie allait soutenir les revendications légitimes du gouvernement serbe, en se fondant sur l’observation stricte de la législation internationale ».

Le dirigeant russe n’a cependant jamais utilisé le mot « veto », et son porte-parole, Dimitri Peskov, a précisé par la suite qu’il était trop tôt pour spéculer sur le fait que la Russie bloquerait une résolution de l’ONU de cette manière.

L’envoyé spécial de l’ONU Martti Ahtisaari a également déclaré qu’il ne fallait pas tirer trop vite de conclusions sur la position russe. Il a confié aux médias finlandais « qu’il y avait eu différentes positions de la part de la Russie. Il ne faut pas croire que les Russes sont plus serbes que les Serbes eux-mêmes... Dans les faits, la position finale ne sera connue qu’après que le plan final soit déposé au Conseil de Sécurité ».

Certains politiciens serbes n’ont pas raté l’occasion de mettre en avant l’alliance avec la Russie. Tomislav Nikolic, député et vice-président du Parti radical serbe (SRS, ultra-nationaliste), nous a assuré : « La Russie va aider la Serbie ». « La Russie se bat pour ses propres principes, et nos liens ethniques et religieux ne font qu’aider Moscou à poursuivre ses objectifs », a expliqué Andjelkovic.

Pourtant, plusieurs politiciens et analystes doutent pourtant toujours que la Russie brandisse réellement son veto pour soutenir la Serbie devant les Nations Unies, prenant ainsi le risque d’une confrontation avec l’Occident sur la question d’un territoire où elle n’a aucun intérêt stratégique significatif.

Jelica Kurjak, négociatrice de la Serbie à Moscou a fait une prédiction plus nuancée que bon nombre de politiciens de Belgrade, qui aiment à présenter le veto de Moscou comme une affaire entendue. « Il est difficile de prévoir ce que la Russie va faire et si elle va user de son veto au Conseil de Sécurité de l’ONU », a-t-elle prévenu dans des médias serbes. Elle a ajouté que la Serbie « appréciait la position de la Russie, qui appelle à davantage de discussions [entre Belgrade et Pristina] ».

Un haut fonctionnaire de l’Union Européenne à Bruxelles n’a pas caché son scepticisme quant à l’emploi du veto par les Russes sur la question du Kosovo. « Il ne faut pas oublier que la Russie est le pays qui a le moins souvent utilisé son veto dans l’histoire du Conseil de Sécurité », a rappelé ce diplomate.

« De toute façon, dans tous les cas de figure, une nouvelle résolution du Conseil de Sécurité ne toucherait pas au noyau dur des propositions d’Ahtisaari », a-t-il poursuivi. « Ce rapport ne va qu’orienter la mise en œuvre du plan, aussi nous pensons qu’il n’y aura aucun élément dans le texte susceptible de provoquer le recours au veto du côté des Russes. »

Un diplomate russe a réaffirmé que « le Kremlin comprenait les revendications de la Serbie à propos du Kosovo et avait ses propres inquiétudes qui sont de nature similaire ». « Cependant, la Russie est une super-puissance et elle planifiera ses décisions en fonction de ses intérêts stratégiques », a-t-il expliqué sous le couvert de l’anonymat. « Nous n’avons jamais dit que nous allions utiliser notre veto contre quoi que ce soit. Il s’agit là d’une option, mais de dernier recours. »

Vladimir Gligorov, analyste en charge des Balkans au sein de l’Institut d’Etudes économiques de Vienne, croit que la question pour la Russie n’est pas tant le sort de la Serbie que « le rétablissement de sa propre position au Conseil de Sécurité de l’ONU ». « Je ne vois aucune interaction sérieuse entre la Serbie et la Russie », a-t-il renchéri.

Contrairement à l’Union Européenne et à d’autres organisations internationales, la Russie n’exerce aucune responsabilité particulière au Kosovo, constate Vladimir Gligorov, « sauf sa responsabilité globale de membre permanent du Conseil de Sécurité ».


Vladimir Gligorov pense que la Russie peut rendre la position de l’UE et de l’OTAN « extrêmement difficile » sur la question du Kosovo. Mais il maintient que le Kremlin sait trop bien que personne d’autre que l’UE et l’OTAN « ne peut prendre les responsabilités au Kosovo. La Russie ne le fera pas, et ni les Serbes ni les Kosovars ne peuvent le faire ». Les tentatives des politiciens et des médias serbes pour exagérer ou mal interpréter le rôle de la Russie sont « une fumisterie », a conclu Gligorov.

Beaucoup d’analystes libéraux de Serbie sont d’accord avec ce point de vue, et soupçonnent plusieurs politiciens serbes d’avoir délibérément gonflé hors de proportion le rôle et les intentions de la Russie.

« Les Russes vont certainement chercher à régler leurs propres problèmes avec l’Occident », pense Dragan Bujosevic, un analyste de Belgrade. Il insiste sur le fait que la Russie a toujours prôné un compromis entre Pristina et Belgrade.

Un diplomate serbe à Belgrade a pour sa part fait remarquer que l’histoire montrait bien qu’il n’était pas très sage de compter sur une éventuelle solidarité slave de la part de la Russie... « Ce que nous faisons maintenant est destiné à l’opinion locale et constitue un spectacle politique, parce que personne ne sait si la Russie va vraiment faire usage de son droit de veto », a-t-il reconnu. « Pourquoi ne l’auraient-ils pas utilisé pour stopper les bombardements [en 1999] ? »

La même source affirme aussi que les maîtres du jeu en Serbie feraient mieux d’être « plus réalistes et de chercher à ce que la Russie favorise un compromis, afin d’obtenir un appui aux intérêts de Belgrade en vue d’une partition du Kosovo ».


Dernière édition par le Lun 19 Fév - 15:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La position de la Russie   Lun 19 Fév - 15:10

source : http://fr.rian.ru/russia/20070219/60947861.html
Citation :
Le Kosovo, pierre d'achoppement dans les rapports entre l'Occident et la Russie (Nezavissimaïa gazeta)

MOSCOU, 19 février - RIA Novosti. Le problème du Kosovo sera probablement une pierre d'achoppement dans les rapports entre l'Occident et la Russie. Nombreux sont ceux en Occident qui pensent que la Russie n'a et ne peut avoir d'intérêts géopolitiques dans les Balkans après la guerre otanienne de 1999. L'Occident suppose qu'en s'indignant de l'octroi de son indépendance au Kosovo, la Russie ne défend pas, en réalité, les intérêts de la Serbie, mais qu'elle commence un marchandage autour des conflits ethno-territoriaux dans l'espace postsoviétique.

Jusque-là, les déclarations russes, selon lesquelles le précédent du Kosovo serait un exemple pour le règlement des conflits dans d'autres régions, ne suscitaient aucune réaction. Mais le discours de Vladimir Poutine à Munich a dégrisé de nombreux esprits. Ce discours a probablement tracé une nouvelle "ligne rouge" qui, du point de vue de la Russie, ne doit pas être traversée par l'Occident pour éviter de provoquer la colère et l'indignation de Moscou.

Avant la récente escalade des rapports avec la Russie, l'Union européenne pensait qu'elle parviendrait à régler elle-même le problème du maintien de la paix dans l'espace postsoviétique, même sans la participation de la Russie, qu'elle mettrait un terme aux conflits interethniques en Abkhazie, en Ossétie du Sud, au Nagorny-Karabakh et en Transnistrie. D'aucuns aux Etats-Unis comptaient peut-être effectuer des opérations de paix en Géorgie et en Transnistrie avec l'aide de l'OTAN. On peut supposer que, si la coalition "orange" détenait toujours le pouvoir en Ukraine, le problème de l'admission de l'Ukraine et de la Géorgie à l'OTAN aurait été réglé positivement au récent sommet de l'OTAN à Riga.

A présent, la situation a considérablement changé, semble-t-il. La géopolitique en Europe change à vue d'oeil, tout d'abord, en raison du facteur pétrogazier. L'Union européenne dépend de la Russie comme jamais dans le domaine énergétique. Les stratèges de l'UE réfléchissent au dilemme suivant : s'entendre avec la Russie sur la stabilité des livraisons de gaz et de pétrole, ou bien prendre un risque et entreprendre des actions dans l'espace postsoviétique. De toute évidence, l'Occident obtiendra l'indépendance du Kosovo. Mais la Russie gagnera du temps pour essayer de régler dans ses propres intérêts les conflits ethno-territoriaux dans les pays de son "proche étranger".

(Auteur: Alexander Rahr, directeur des programmes pour la Russie et les pays de la CEI du Conseil allemand pour la politique étrangère)

RIA Novosti décline toute responsabilité quant au contenu des articles tirés de la presse.
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MessageSujet: Re: La position de la Russie   Ven 2 Mar - 16:03

source : http://www.armees.com/Kosovo-Russie-et-Serbie-refusent-l-envoi-du-plan-Ahtisaari-a-l,17442.html

Citation :

Kosovo : Russie et Serbie refusent l’envoi du plan Ahtisaari à l’ONU
publié le vendredi 2 mars 2007
La Serbie et la Russie ont invité l’émissaire de l’ONU pour le Kosovo à ne pas soumettre au Conseil de sécurité son projet de statut définitif pour la province serbe sécessionniste sans l’accord préalable de Belgrade et de la majorité albanophone de la région.

Lors de discussions à Belgrade, le vice-ministre russe des affaires étrangères Vladimir Titov a déclaré à ses interlocuteurs serbes que Moscou soutenait leur position sur la nécessité d’un compromis entre la Serbie et les Albanais du Kosovo avant tout avis du Conseil de sécurité. L’émissaire de l’ONU, Martti Ahtisaari, doit ouvrir vendredi à Vienne un dernier cycle de pourparlers entre ces deux parties. Il n’est toutefois guère optimiste sur les chances d’un accord.
En l’absence de compromis, le diplomate finlandais souhaite proposer au Conseil de sécurité d’accorder au Kosovo une indépendance limitée dans le courant de l’année. En tant que membre permanent, la Russie dispose d’un droit de veto au Conseil.

"M. Titov a particulièrement insisté sur le fait que ce n’était pas le bon moment pour transmettre au Conseil de sécurité le plan Ahtisaari, tel qu’il existe actuellement, sans avoir obtenu l’accord des deux parties", a déclaré dans un communiqué le cabinet du premier ministre serbe, Vojislav Kostunica. "Il a souligné que la Russie ne soutiendrait pas le projet au Conseil de sécurité si les deux parties ne parvenaient pas à un accord à son sujet", poursuit ce communiqué.

L’émissaire russe a également rencontré le président serbe Boris Tadic et le ministre des affaires étrangères Vuk Draskovic.

Les pays occidentaux soutiennent pour leur part le projet de M. Ahtisaari, qui pourrait être présenté dans le courant du mois au Conseil de sécurité.

SDA-ATS
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MessageSujet: Re: La position de la Russie   Sam 10 Mar - 20:33

Citation :
La Russie, jugeant cette solution acceptable pour les deux parties, s'est abstenue de brandir la menace du veto.
Si la Russie nous abandonne, le kosovo sera perdu !!!!!!!!
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